Liste de souhaits

Votre liste de souhaits est vide

  • Livraison offerte dès 60 € d'achat

  • Un produit offert à partir de 35 €

0
0

Panier (0)

Plus que 60,00 € et la livraison est offerte !

  • Paiement sécurisé

    CB, PayPal, Klarna

  • Livraison gratuite

    à partir de 60 €

  • Made in France

    formule végan & clean

Votre panier est vide

  • Femme au chapeau de paille respirant un flacon Versatile Paris dans un jardin fleuri
  • Les notes aldéhydées en parfumerie

    Coralie Frébourg


    Savonneuses, pétillantes, un brin rétro : les notes aldéhydées, soit on les adore, soit on les déteste. Une chose est sûre, sans elles, la parfumerie moderne n'aurait pas le même visage. On vous explique tout, sans jargon.

    C'est quoi, une note aldéhydée ?

    Les aldéhydes sont des molécules de synthèse aux odeurs très caractéristiques. Certains les trouvent savonneuses, d'autres vieillottes, amères ou trop proches de la coriandre. D'autres encore y sentent le linge propre, le zeste d'agrume ou l'effet « bulles de champagne ».

    Bien que très utilisées, les notes aldéhydées ne font pas partie des six familles olfactives originelles définies par la Société française des parfumeurs (SFP) : florale, hespéridée, boisée, orientale, fougère et chyprée. On parle plutôt d'une facette, qui vient twister une composition.

    Un peu d'histoire : du laboratoire au N°5

    Les aldéhydes sont récents dans l'histoire de la parfumerie : ils arrivent au début du 20e siècle, avec l'essor de la chimie de synthèse. Ils deviennent célèbres dans le monde entier en 1921 grâce à un best-seller absolu : le N°5 de Chanel, composé par Ernest Beaux, qui en utilise une dose inédite.

    Depuis, le « floral aldéhydé » est devenu un grand classique de la parfumerie féminine des années 1920 à 1970, avant de revenir aujourd'hui sous des formes plus légères et plus mixtes.

    Quelle odeur ont les aldéhydes ?

    Les notes aldéhydées apportent de la fraîcheur, une facette propre, un côté métallique et un effet pétillant. Elles donnent de l'éclat et de la diffusion à un parfum, et se marient particulièrement bien avec les fleurs.

    Ce sont généralement des notes de tête : on les sent dès la première vaporisation, puis elles s'estompent.

    Attention aux faux amis : certaines molécules s'appellent « aldéhyde » sans en être. C'est le cas des aldéhydes C14, C16 et C18, qui sont en réalité des notes fruitées (pêche, fraise, noix de coco).

    Les matières premières clés

    • Aldéhyde C9 : zesté, vert, fruit d'eau
    • Aldéhyde C10 : orange, gras, aigre
    • Aldéhyde C11 : zesté, savonneux, coriandre
    • Aldéhyde C12 : zesté, mandarine, floral
    • Aldéhyde mandarine : orange, métallique, coriandre
    • Adoxal : marin, zesté, fruit d'eau

    Les parfums emblématiques

    • N°5, Chanel (1921), Ernest Beaux : floral aldéhydé
    • N°22, Chanel (1922), Ernest Beaux : floral aldéhydé
    • Arpège, Lanvin (1927), Paul Vacher et André Fraysse : floral aldéhydé
    • Liu, Guerlain (1929), Jacques Guerlain : floral vert
    • Madame Rochas, Rochas (1960), Guy Robert : floral aldéhydé
    • Calèche, Hermès (1961), Guy Robert : floral aldéhydé
    • Calandre, Paco Rabanne (1969), Michel Hy : floral aldéhydé
    • Rive Gauche, Yves Saint Laurent (1971) : floral aldéhydé
    • First, Van Cleef & Arpels (1976), Jean-Claude Ellena : floral aldéhydé
    • Aldehyde 44, Le Labo (2006), Yann Vasnier : floral boisé musqué
    • Blanche, Byredo (2009) : floral aldéhydé

    Cette liste est non exhaustive : il y a énormément de beaux lancements, certains emblématiques, d'autres plus commerciaux.

    Et chez Versatile ?

    Chez nous, on ne range pas nos parfums dans des cases : pas d'étiquette « aldéhydé » sur nos flacons. Mais si c'est l'effet pétillant et zesté qui vous fait craquer, allez sentir le citron solaire de Presser le Citron, les bulles de cola de God Bless Cola ou le basilic pétillant de Dimanche Flemme. Le plus simple pour tester : nos coffrets découverte.

    FAQ

    Les aldéhydes sont-ils naturels ?

    Certains aldéhydes existent à l'état naturel, dans les agrumes par exemple, mais ceux utilisés en parfumerie sont des molécules de synthèse. Et c'est très bien comme ça : on vous explique pourquoi dans No more fragwashing.

    Pourquoi le N°5 sent-il « le savon » ?

    C'est justement la signature des aldéhydes : une facette propre et savonneuse, associée à un bouquet floral. Un accord révolutionnaire en 1921, devenu si célèbre qu'on l'associe aujourd'hui au « parfum de maman ».

    Les notes aldéhydées sont-elles féminines ?

    Non ! Historiquement très utilisées dans les parfums dits féminins, elles apportent surtout de la fraîcheur et de l'éclat. Un parfum n'a pas de genre : lisez Stop aux clichés en parfumerie.